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Les hors stade du 6 et 7 juin : Trans’jurassienne, 10 km de Melun, de Moret et d’Amilly

    Ce week-end du 6 et 7 juin, les Hors Stade étainent de sortie sur route et sur Trail.

    • A commençer par les plus courageux qui sont partis défier les chemins du Jura pour un Trail de 36 km et 2000 m de dénivelé positif :

    Résultats du 36 km

    149è John 5h02’05”
    207è Alain A 5h19’20”
    210è Dominique 5h20’00”
    309è Laurent C 5h45’35”
    337è Joël 5h51’34”
    400è Emmanuel 6h11’50”
    410è Alain S 6h17’17”
    440è Xavier 6h34’05”

    Résultats du 23 km

    279è Jonathan 3h18

    Nos traileurs prêts pour l’aventure…

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    Voici le compte rendu de Xavier après ce périple jurassien :

    36km. 2000 D+

    C’est quoi 2000 D+ ?

    Ok, c’est le plus gros dénivelé à ce jour que je n’ai jamais fait, qui plus est sur une distance si courte. Mais ça va le faire. J’ai le tee shirt TIF!
    Comme à mon habitude je stresse grave la veille de la course. Une petite sortie de 4km sur le parcours va m’aider à me détendre un peu car le gite ou le club est hébergé se trouve au km 12 de la course. Je suis bien fringuant sur cette portion de cote que je monte en courant, car demain cela va être bien différent…

    Petite nuit car je dors très mal, mais au réveil je suis frais et dispo. Gatosport café et c’est parti, en route pour les Rousses ou nous attend la navette qui nous emmène au départ à Morez. 
    Il fait beau, légèrement frais mais le soleil nous réchauffe très vite. Photos, check, give me five, on claque dans les mains et c’est parti.

    Petit tour dans Morez puis 1ère difficulté. Un peu moins de 30mn de montée à travers la forêt Jurassienne empruntant des passages piquants pour le traileurs inexpérimenté que je suis. J’ai vraiment chaud. Je n’ai jamais autant transpiré ni aussi vite. Je comprends que les bâtons vont me sauver la vie. Tout le monde souffre. Ce sera le début d’une claque monumentale pour moi. Je découvre enfin ce que c’est que de se taper du D+. Les recits et CR de coureurs qui ont fait des trails mythiques et qui dans mes rêves les plus fous me semblaient accessibles prennent soudain une autre dimension. Mais qui sont ces extraterrestres qui se font 4000, 6000, jusqu’à 9000 D+? Mais comment font ils?

    Km13. Premier ravito. Je regarde ma montre et j’hallucine. 2h10mn. Je n’ai fait que 13 bornes ! Et le plus dur reste à faire.

    Montée de la station de Premanon, puis des Tuffes. Interminables. J’enchaîne les difficultés mais tient le rythme. Parfois je vis des moments difficiles physiquement, moins de jus, limite coup de chaud. Je bois beaucoup. Je mange. J’essaye de gérer et ça passe. Arrive le moment tant redouté. En fait je n’avais pas trop regardé le profil de la course et j’ai bien fait. Ravito aux Dappes juste au pied de la Dole qui sera le point culminant à 1677m. On voit bien l’objectif tout là-haut et la montée qui nous attend où les coureurs ressemblent à de petites fourmis. Mais j’ai pris le temps de me recharger. C’est parti. C’est long. Presque 3km. Les moyennes sont d’une autre dimension. D’ailleurs je ne regarde plus ma montre. Je veux juste finir. Aller au bout. Je sais déjà que je mettrai plus de 6h. Mais là bizarrement j’ai retrouvé de l’énergie. Je vais bien, malheureusement ça ne va pas durer.

    Arrivé en haut c’est la délivrance. La vue est splendide. On est en Suisse. On voit le lac Léman et on distingue Genève au loin. Un grand moment. Le tonnerre gronde derrière moi au loin sous des nuages menaçants mais au dessus de ma tête c’est le bleu et un soleil éclatant. C’est vraiment magique.

    J’entame la descente. Elle fait mal car très technique. D’habitude j’adore les descentes car ça m’amuse, je trouve ça fun. Mais là ce n’est vraiment pas drôle. Ca fait mal et c’est très long, sans répit. Mais je tiens. L’avant dernière difficulté arrive, Elle n’a l’air de rien sur la carte mais c’est la pire, et au pire moment. Un mur que l’on distingue d’en bas, que lon devine. 
    J’ai beaucoup de mal. Rien à voir avec la montée précédente. Tout d’un coup je sens mes ischios se raidir. Je crains le pire. Je m’arrête. Je bois. Ça passe mais ça revient vite. J’ai vraiment peur que ce soit la fin. Je suis au km 25. Comment vais-je faire? Si je me retrouve avec deux jambes de bois je ne donne pas cher de moi. Je doute, je m’arrête, je repars. 20 mn qui dans ma tête ont duré 2 heures.

    Finalement j’ai géré. Un petit air de cornemuse descend du sommet du col de Porte et vient me galvaniser, tel Mel Gibson dans Braveheart, vaincre ou mourir, correr o morir. Tiens il y a comme du déjà vu…

    Le reste devient anecdotique. 11km d’une très longue descente usante, d’un single en forêt, d’une belle montée d’escalier vers le fort des Rousses et c’est l’arrivée comme j’avais pu la voir sur Youtube. Grosse émotion, mais pas de larmes. Je les réserve pour de futurs défis.

    Je suis entré dans la montagne par la petite porte et je compte bien y rester un peu. 6h34 c’est beaucoup. 2287 m D+ à ma montre. Je ne m’y attendais pas. Mais c’est le prix à payer pour aller à la rencontre de son être intérieur.

     

     

    • Concernant la route les Hors Stades avaient des représentants à Melun, Brunoy et Amilly

    Les résultats de la route :

     


    Melun 10 km

    78è Lionel 41’25”

    Brunoy 10 km

    54è Laurent M 38’17”
    109è Pascal B 41’17”
    452è Bruno 54’07”
    508è Carole 55’40”
    581è Annick 58’57”

    Nos représentants à Brunoy

     

    Moret 10 km
    13è Christophe 38’15”
    27è Brigitte DS 39’54” (1ère feminine V1)
    28è Carlos 39’54”
    41è Brigitte N-T 40’59” (2 ème V1F)
    60è Paul DS 42’43”

    70è Emeline 43’28”

    107è Etienne 46’40”
    145è Olivia 49’43”
    275è Céline 58’35”

    Amilly 10 km

    32è Stéphane 42’05”
    136è Frédéric 56’49

    De belles performances de tous nos représentants sur tous les reliefs.